patrice clos

Le patron de la branche transports de Force Ouvrière estime que le congé de fin d'activité (CFA) est en danger. Il demande le rétablissement de l'Inspection du travail des transports et attire l'attention sur le permis à points actuel.

L'Officiel des Transporteurs : Comment abordez-vous cette rentrée dans le transport routier de marchandises chez Force ouvrière?
Patrice Clos: Nous avons pas mal de dossiers en cours. Il y a Novatrans, dont on sait que le projet de reprise par Charles André est un peu à l’arrêt. L'accord social sur le reclassement des salariés dans le groupe SNCF n’est toujours pas finalisé. Il y a également le dossier Sernam avec près de 600 salariés toujours sur le carreau. 

La cellule de reclassement qui a été créée au printemps est-elle active?
Oui, sauf que ses offres d’emplois n’ont pas grand-chose à voir avec le transport routier de marchandises. 

Du coup, quelles sont vos attentes sur ces dossiers?
On attend que les ministères du Travail et du Transport prennent ces dossiers en main. En début 2012, on a annoncé qu’il y avait 10.000 postes à pourvoir au sein du groupe SNCF. Alors donnons leur chance aux salariés concernés. 

Et sinon, sur le terrain social au sens large, quels sont les dossiers chauds selon vous?
Il y a le CFA. À ce jour, bien que j’ai donné un dossier en mains propres à M. Cuvillier sur le CFA, rien ne bouge. Pourtant tout le monde est d’accord pour dire «qu'il faut sauver les CFA». Il manque 46 millions d'euros pour 2012 (41 M€ pour le Fongecfa et 5 M€ pour l’Agecfa). Le conseil d’administration du Fongecfa prévu le 25 septembre 2012 a été reporté à novembre. Le commissaire aux comptes dit qu’il ne peut pas valider les comptes 2011. Le changement, ce n'est pas maintenant sur ces dossiers. Il faudra bien que quelque chose se passe. Je peux vous dire qu’il n’y aura pas besoin de mot d’ordre de grève pour faire descendre dans la rue les conducteurs routiers qui ont cotisé depuis 1997.